François Mitterrand (7/7) : les derniers secrets d’un libertin

François Mitterrand

Mazarine Pingeot qui fut la maitresse de François Mitterrand et la mère de sa fille cachée, Mazarine, revient sur l’homme, leurs amours et sa fin de vie…

Ancienne conservatrice aux musées du Louvre et d’Orsay, Anne Pingeot, amante de François Mitterrand pendant plus de trente ans et mère de sa fille cachée Mazarine, s’est confiée à Philip Short qui a écrit François Mitterrand, portrait d’un ambigu.

Anne Pingeot a 20 ans quand elle rencontre François Mitterrand, âgé de 27 ans de plus qu’elle.

Il est marié à Danielle, père de deux fils, Jean-Christophe et Gilbert.

En 1965, alors qu’elle souhaite devenir conservatrice de musée, après quatre années en fac de droit, François Mitterrand, en lice contre le Général de Gaulle, l’aide à rédiger une dissertation entre les deux tours de l’élection présidentielle.

« J’en ai honte rétrospectivement. Un candidat à la présidence de la République avait autre chose à faire que de m’aider à faire mon devoir sur les syndicat des communes… Il l’a fait par amour et pour se prouver qu’il était, lui, le maître de son temps », a confié Anne Pingeot à Philippe Short.

« Ses lettres étaient passionnées, je les croyais »

La même année, Mitterrand montre à Pingeot une ancienne bergerie, située dans une clairière à Latche, près de Hossegor, dans les Landes. Il lui promet que ce sera leur maison quand il se séparera dit-il de son épouse.

Mais Danielle Mitterrand a toujours refusé le divorce, alors qu’elle entretenait elle-même une relation extra-conjugale avec Jean Balenci, un professeur de gym.

Anne Pingeot le vit mal. Celle qui est issue d’une famille catholique et conservatrice, pensait se marier avec l’homme politique.

« Ses lettres étaient passionnées, je les croyais. J’avais fait des dessins pour la bergerie, pour l’amènagement… Je pensais que ce serait notre maison, comme il me l’écrivait. L’idiote que je suis ! », confie Pingeot à Philip Short.

François Mitterrand et ses multiples conquêtes

François Mitterrand aura d’autres conquêtes. Anne Pingeot le pardonnera à chaque fois.

« Admirer la personne qu’on aime, c’est un immense bonheur… C’était le renouvellement permanent. Trente-deux ans de vie intense de bonheur… et de malheur ! Parce que c’était dur », raconte-t-elle.

En 1973, alors que François Mitterrand a 67 ans, un an avant l’élection présidentielle qui l’opposera à Valéry Giscard d’Estaing, elle lui fixe un ultimatum : elle veut un bébé et le menace de mettre fin à leur relation s’il refuse cet enfant.

François Mitterrand cherche tout d’abord à l’en dissuader, puis il cède.

Mazarine naîtra le 18 décembre 1974. 

« C’est le seul vrai cadeau qu’il m’a fait », estime Anne Pingeot qui affirme n’avoir « jamais connu personne d’autre. Ni avant ni après ».

L’après, c’est le lendemain du 8 janvier 1996, jour du décès de François Mitterrand dans son appartement de fonction du 9 avenue Frédéric-Le-Play, dans le 7e arrondissement parisien, où la mère de Mazarine réside également.

Un 8 janvier, où la mort aurait été convoquée, plus qu’elle ne se serait invitée.

Alors que les journalistes Laurent Léger et Denis Demonpion le suggéraient, à mots choisis, dans leur livre Le dernier tabou, Révélation sur la santé des présidents,

Anne Pingeot confirmera un autre secret : le 8 janvier 1996, François Mitterrand meurt suite à une euthanasie dans son appartement de fonction du 9 avenue Frédéric-Le-Play, dans le 7e arrondissement parisien, où elle réside également.

Une décision que Mitterrand aurait prise auprès de son docteur Jean-Pierre Tarot pour abréger ses souffrances : « Et dans la nuit, Tarot a dû lui donner une injection pour terminer les choses. Donc à la fois je me sens coupable de l’avoir condamné, mais en même temps, il y avait ce refus absolu de devenir inconscient, ce que je comprends », raconte Anne Pingeot.

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