Gérard Depardieu accusé de viol : les vidéos de surveillance montrent une pénétration digitale 

Gérard Depardieu viol

Un an après la plainte pour « viol » et « agression sexuelle » déposée par Charlotte Arnould contre Gérard Depardieu le 16 décembre 2020, la victime sort du silence à l’heure où le monstre sacré du cinéma français réclame l’annulation de sa mise en examen.

En ce mardi 8 mars, journée internationale des droits des femmes, Charlotte Arnould, la jeune femme qui a porté plainte contre Gérard Depardieu pour « viol » et « agression sexuelle » le 16 décembre 2020, a accordé une interview exclusive au Parisien tandis que Gérard Depardieu, à l’affiche de trois nouveaux films, vient de réclamer l’annulation de sa mise en examen devant la chambre de l’instruction de Paris. Il invoque comme motif qu’il n’existerait aucun indice sérieux à son encontre. La décision sera rendu ce jeudi 10 mars.

Les caméras du salon de l’acteur ont été analysées par les policiers du troisième district de la PJ de Paris. « On y voit lors de la première rencontre les deux comédiens discuter, puis le célèbre acteur pratiquer une pénétration digitale à la jeune actrice, avant qu’il ne montent à l’étage l’un après l’autre, où aucune caméra n’est installé » a révélé Le Parisien le 23 février 2021.

« J’étais comme un robot, tétanisée, sous son emprise ».

Un an après sa plainte, la victime est sortie du silence. Elle a confié au Parisien : « J’étais comme un robot, tétanisée, sous son emprise ».

En décembre dernier, elle avait déjà confessé sur Twitter : « Aujourd’hui, j’ai besoin de vivre dans la vérité. Je vis cachée et dans le silence. Ce n’est plus supportable. J’ai besoin de m’exprimer. J’ai été violée par Gérard Depardieu en août 2018. Cela fait un an qu’il est mis en examen. Il travaille pendant que je passe mon temps à survivre. Cette vie m’échappe depuis trois ans et j’ai envie de vivre sans me renier». Et d’ajouter : « cette prise de parole risque d’être une secousse immense dans ma vie, je n’y gagne strictement rien si ce n’est l’espoir de récupérer mon intégrité. J’aurais peut-être dû attendre. Passer par un média. Faire ça dans l’ordre. Faire ça bien. Mais continuer à me taire c’est m’enterrer vivante». Charlotte Arnould assure au Parisien ce mardi 8 mars avoir été « choquée » par le déroulement de la scène et comme de nombreuses victimes de viol et d’agression sexuelle n’avoir pu exprimer son opposition.

La victime révèle au journal que l’acteur lui aurait posé des questions très intrusives sur sa sexualité et le passionné de Barbara lui aurait affirmé qu’elle lui faisait penser à la chanteuse lorsqu’elle était jeune. Ensuite, la vidéo de surveillance montre l’arrivée de la femme de ménage qui met fin à cette scène se concluant par un baiser. La plaignante explique au Parisien qu’elle aurait consenti à ce baiser par automatisme.

Des attouchements et un cunnilingus

« J’ai eu la sensation d’être morte. J’ai regardé le plafond, je n’ai rien senti. Je ne me possédais plus, j’étais incapable de bouger ». Voici ce qu’a déclaré Charlotte Arnould aux enquêteurs dénonçant de nouveaux attouchements ainsi qu’un cunnilingus non consenti ce même jour.

Six jours plus tard, le 13 août 2018, l’acteur recontacte la comédienne et lui propose de venir chez lui afin qu’il puisse observer comment elle jouait le personnage d’Armande dans « Les femmes savantes ». La jeune femme a accepté car elle voulait lui exprimer son dégoût. « Mon intention de me rendre chez lui, c’était de lui dire ma façon de penser et mon dégoût de son comportement. J’avais l’intention de lui dire qu’il m’avait traumatisé, volé quelque chose de précieux et d’irrécupérable », a expliqué Charlotte Arnould en audition.

Mais, Charlotte Arnould affirme avoir subi un nouveau viol digital ce jour là sans encore pouvoir parler ou exprimer sa « sidération ». « J’étais comme un robot, une loque sans réaction. Devant lui, je suis hypnotisée, tétanisée, sous son emprise » confie la victime expliquant que Gérard Depardieu lui aurait donné des directives sexuelles.

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